Les petits cours d’eau et les petites chutes possèdent
de l’énergie qui peut être harnachée par les systèmes
microhydroélectriques. Ces systèmes à petite
échelle suscitent un grand intérêt comme source
d’électricité renouvelable et non soumise à l’inflation
pour les maisons, les parcs et les collectivités éloignées.
C’est pourquoi Ressources naturelles Canada a publié Microsystèmes
hydroélectriques autonomes - Guide de l’acheteur.
Les installations dont la capacité de production
est inférieure à 100 Kilowatts (kW), soit 100 000 watts
(W), entrent dans la catégorie des microsystèmes, « microhydro ».
Ces systèmes, jusqu’ici peu coûteux à exploiter
mais chers à construire, deviennent de plus en plus accessibles
grâce à des turbines plus petites, à des systèmes
électroniques de régulation de la vitesse ainsi qu’à
l’arrivée sur le marché de conduites forcées
en plastique, peu coûteuses. Il a de plus été
démontré que, pour un même investissement, l’énergie
hydraulique peut produire beaucoup plus d’électricité
que plusieurs autres sources d’énergie. À condition,
bien sûr, d’avoir un débit d’eau suffisant.
Évaluer le site
Afin d’évaluer si un site convient à la
construction d’un microsystème, il faut déterminer le
débit et la hauteur de chute, soit la dénivellation
du cours d’eau. Le Guide de l’acheteur explique comment évaluer
le potentiel du site, vos besoins en électricité, l’impact
environnemental et les approbations nécessaires, les options
relatives à l’équipement, de même que les coûts
et la rentabilité du système.
Un faible débit combiné à une grande
hauteur de chute (et vice versa) peut permettre de produire une quantité
utile d’électricité, mais il n’est probablement pas
rentable d’exploiter un site dont la hauteur de chute est inférieure
à 1 mètre et dont le débit est au-dessous de
0,60 litres/seconde.
Les systèmes microhydroélectriques
s’installent dans les ruisseaux
plutôt que dans les rivières.
Sélection d’un système
Il existe deux types de systèmes pour les sites
isolés, soit à accumulateurs ou à courant alternatif.
Les systèmes à accumulateurs nécessitent un débit
d’eau inférieur à celui des systèmes à
courant alternatif, sont habituellement moins coûteux, utilisent
au maximum l’énergie produite et peuvent être jumelés
à des systèmes à énergie solaire ou éolienne.
Grâce à une batterie d’accumulateurs, un système
de 400 watts peut fournir jusqu’à 5 000 W (5 kilowatts
ou kW). Le plus petit système intégré à
courant alternatif sur le marché a une capacité de 200 W
et peut fonctionner avec une dénivellation aussi faible que
1 mètre.
Exemple de microsystème
Les microsystèmes hydroélectriques n’ont
pas besoin d’être complexes pour offrir un bon service. En 1997,
le propriétaire d’une résidence familiale rurale de
Lillooet, en Colombie-Britannique, a alimenté sa maison en
électricité au moyen d’un système simple. Il
a déroulé 180 m de conduites en polyéthylène
de 5 cm de diamètre dans le ruisseau de la montagne, qui
coulait près de sa maison. Le système, dans lequel la
pression nette est d’environ 15 livres par pouce carré (lb/po2),
exploite une hauteur de chute d’environ 10,5 m; une génératrice
à aimants permanents produit environ 200 W de puissance
continue sous une tension de 24 V, grâce à un débit
d’eau de 6 L/s (100 gal/min). L’électricité est
acheminée sur une distance d’environ 60 m (200 pi)
jusqu’à une batterie d’accumulateurs à décharge
profonde de 900 ampèresheures (Ah) reliée à un
onduleur d’une puissance de 2,5 kW. Il a fallu environ quatre
jours pour installer le système.
Pour obtenir un exemplaire gratuit de ce guide, composez
le 1 800 387-2000 et mentionnez la référence A5
en commandant, ou visitez le site web du Réseau canadien des
énergies renouvelables (ResCER) à l’adresse www.rescer.gc.ca