La maison des services  
     Québec France
      
      
   

 L'habitation depuis votre maison !       
Actualité
    Occase.ca
Le bulletin habitation
Abonnez-vous gratuitement !
 Courriel: 
  
 
Intérieur  
Extérieur  

En bref
Armoires
Architecture
Aspirateurs
Construction et Rénovation
Meubles
Nettoyage
Peintres
Plancher
Portes et fenêtres
schéma des catégories >>






 L'espace habitation
 pour rebâtir son nid

Archives
  
La combustion spontanée, mythe ou réalité

  On appelle combustion spontanée un feu occasionné par l'échauffement d'une matière inflammable, produit par une réaction chimique ou organique. Celle-ci doit s'effectuer sans que n'intervienne aucune source d'inflammation tel une étincelle, une source de chaleur ou une flamme nue. Dans nos résidences, ces feux fantômes sont souvent issus du mélange d'une substance combustible comme un tissu et d'une matière oxydante liquide comme l'huile de lin, utilisé entre autre pour protéger les revêtements de bois.

  Loin d'être mystique, le phénomène s'avère plutôt bien connu des agriculteurs, mais dans ce cas, il est plutôt le résultat d'une action biologique ou interviennent des micro-organismes combinés à un environnement très humide. De cette façon, le foin incorrectement séché et entreposé en vrac est propice à créer une combustion spontanée. Le charbon de bois humide, le grain moulu et l'agglomération de farine ou de copeaux de bois, dans un milieu offrant un taux élevé d'humidité représentent tous des possibilités de s'enflammer sournoisement.

   Plusieurs produits domestiques sont susceptibles de provoquer de tels incendies et les risques sont parfois négligés de par le manque d'information sur le sujet. Pourtant la menace d'un incendie provoqué spontanément est bien réelle. Le ministère de la sécurité publique nous confirme qu'il s'agit bien d'une cause d'incendie non négligeable mais aucun moyen précis de mesure n'est effectif pour en recenser le nombre. La plupart des cas relevés sont constatés par déduction et vérification après avoir éliminé les autres causes possibles d'allumage.

  Le Service de Sécurité des Incendies de Montréal (SSIM) pour sa part, compte parmi ses critères de recensement, de précieux détails sur les causes des incendies. Les statistiques révèlent, pour les cinq dernières années, une moyenne de cinq cas d'inflammation spontanée par année, pour Montréal. Sur les 22 incendies en question, 9 incidents mettent en cause un tissus de coton, un chiffon huileux ou un déchet imprégné d'huile.

   Rassurez-vous, les risques sont facilement évitables en s'assurant d'acquérir une bonne connaissance et une bonne compréhension du problème. Les matières oxydantes propices à créer les conditions pour s'enflammer d'eux-mêmes, tel les huiles d'origine végétale ou animale, certains vernis, laques et diluants, ainsi que certains peroxyde, sont instables chimiquement et représentent un réel danger pour la sécurité. Ces produits sont susceptibles d'augmenter la vitesse de propagation et l'intensité d'un incendie, en plus de rendre extrêmement inflammables, certaines matières qui ne le seraient pas dans des conditions normales.

  La prudence s'impose lors de l'utilisation de tel produits. Pour un travail sécuritaire, évitez d'exposer ces matières à des sources de chaleurs ou d'inflammation et maintenez une bonne aération des lieux. Aussi considérez comme dangereuse, toutes substances dont vous ignorez la stabilité chimique. Il est parfois possible de choisir des produits de remplacement plus sécuritaires pour effectuer le même travail.

Une recette inflammable  

  La recette idéale (lire plutôt indésirable) pour créer une combustion spontanée est simple. Laissez simplement traîner un linge imbibé d'huile d'origine végétale ou animale, en le chiffonnant innocemment pour permettre à la chaleur de s'accumuler. Laissez ensuite mijoter le tout, à des températures chaudes tel nos canicules estivales, pour permettre au temps d'accomplir son œuvre maléfique. Vous pouvez aussi narguer le destin et jeter votre chiffon dans un sac rempli de papier pour bien alimenter le futur feu et pourquoi ne pas sortir le sac au soleil, près d'un revêtement ou d'une clôture de bois.

  Évidemment cette expérience n'est pas une situation souhaitable mais avouez qu'il est drôlement facile de recréer ces conditions par inadvertance, sans se méfier du problème.

   Une autre situation des plus simple à reproduire prend souvent naissance dans la cuisine. Pour risquer d'en être victime, il suffit d'éponger un dégât d'huile végétale avec des papiers absorbants. Chiffonnez-les ensuite dans un sac de papier pour alors en disposer avec les ordures ménagères. De cette façon vous avez des chances de voir apparaître, toute magie confondue, un regrettable feu de poubelle.

Des précautions

  Lors de travaux ou de déversement impliquant une substance susceptible de provoquer une combustion spontanée, lavez ou immergez dans l'eau tout tissus imbibés et étendez-les au grand air ou dans un endroit bien aéré pour le séchage. Ranger ensuite les tissus et autres produits combustibles contaminés dans un récipient métallique comme un contenant de peinture vide que vous aurez préalablement nettoyé, avant d'en disposer de façon sécuritaire. La réaction peu se produire dans le tissu même après un lavage.

  Méfiez-vous des sécheuses. Un incident plusieurs fois rapporté, se produit après avoir sorti de l'appareil, une pile de vêtements chauds parmi lesquelles, un tissu imprégné d'huile de lin ou autre huile végétale. Une fois le linge au repos, la réaction chimique est libre de combiner ses effets à la chaleur du linge et ainsi provoquer un incendie, qui ne manquera pas de vous surprendre. Cet exemple exprime bien le caractère sournois de ces feux provoqués de façon insolite.

  Le chlore à piscine mérite une attention particulière lors de sa manipulation et de son entreposage. Une réaction active et incendiaire est provoquée lors du mélange d'une concentration de chlore en quantité et d'une petite quantité d'huile, de gaz ou de toutes formes d'hydrocarbure.

  Dans une intention connexe de prévention contre le feu, inspectez vos systèmes d'éclairage encastrés. Un cas fréquemment rencontré ces dernières années par les services d'incendie, intervient en présence d'un luminaire encastré mise en contact avec de la laine cellulosique. Sans manquer de nous rappeler les cas de combustion spontanée, cette cause d'incendie n'en fait pas partie puisqu'il s'agit d'une lente réaction qui s'active lors du contact entre la laine isolante et le boîtier chaud, lequel représente une source de chaleur. Un feu peu prendre ainsi naissance après plusieurs années de patience. Si vous possédez de tels luminaires, il serait certainement plus prudent de procéder à l'inspection de ces installations pour vous éviter de très mauvaises surprises.

Martin Saint-Pierre
La maison des services
  Consultez les archives de cette chronique!

La maison des services ne se tient pas responsable des opinions émises dans ces articles. Les auteurs ont l'entière responsabilité de leur texte.Toute reproduction totale ou partielle d'articles, de photos ou graphiques est interdite. En aucune circonstance, La maison des services, ses fournisseurs ni ses auteurs ne seront responsables, directement ou indirectement, des dommages directs, indirects, spéciaux ou économiques, découlant de l'utilisation de l'information présentés sur ce site.
© La maison des services 2002




Entrée | Intérieur | Extérieur | Schéma |

Merci d'ajouter ce site à vos favoris!
 
Commentaires | Conception Internet | Politiques | Petites annonces Occase.ca |