Le PVC fait parti des matériaux les plus courants
de nos jours, mais hélas il comporte beaucoup de dangers. Les
propriétés écologiques de ce plastique sont souvent
méconnues des utilisateurs. Ce matériau, dont la demande
est en pleine croissance, se retrouve partout dans les maisons ainsi
que dans la vie courante : fenêtres, portes, jouets, tables,
voitures, appareils électroniques, etc. Son utilisation tant
répandue est due principalement à sa facilité
de pose et d'entretien. Mais ces deux facteurs sont-ils plus primordiaux
que la santé et la protection de l'environnement ? Contrairement
donc a ce que l'on peut penser, les plastiques en PVC sont loin d'être
inoffensifs, ils sont en vérité de véritables
fléaux pour notre terre et notre santé.
Le Chlorure de PolyVinyle (PVC) est produit à partir
de pétrole ainsi que de chlorure de sodium et nécessite
l'ajout d'une cinquantaine d'additifs chimiques pour être stabilisé.
Sa fabrication est assez complexe et pose de nombreux problèmes
car le chlorure de Polyvinyle est cancérigène. Certains
additifs ajoutés sont eux aussi des substances toxiques comme
le plomb ou le cadmium. Ces additifs s'échappent du PVC lors
de son utilisation, mais aussi lors de son élimination. En
raison de ces nombreux dangers le recyclage du PVC est donc impossible
et certaines personnes inconscientes ou mal informées n'hésitent
pas à les brûler et créent ainsi une pollution
et un danger important pour notre environnement.
Le PVC, ne date pas d'aujourd'hui, il a été
mis au point en 1913. L'histoire du Chlore est encore plus vieille
puisqu'elle a commencé en 1774. C'est Carl Wilhelm Scheele
qui a mis en évidence ce gaz devenu très connu et très
courant de nos jours. Actuellement, le PVC est utilisé dans
la construction, dans l'emballage d'aliments, la maroquinerie, la
construction automobile, le mobilier de jardin, les jouets, bref presque
partout. L'industrie du PVC est malheureusement très polluante
pour l'environnement, mais aussi très dangereuse pour l'homme,
avec l'augmentation des risques de maladies professionnelles. Si l'on
regarde autour des usines de fabrication de PVC, on ne peut que constater
la pollution et le désastre au niveau de l'environnement. Par
exemple, les poissons des rivières et des étangs, présentent
une concentration importante de substances chimiques, les rendants
toxiques pour l'homme. La qualité de l'eau est bien sur non
potable et interdite à la baignade. Le recyclage du PVC est
tout aussi polluant car plus de 96 % des déchets du PVC
en France sont incinérés au lieu d'être recyclés.
Cette incinération se transforme en dioxine et en acide chlorhydrique.
En résumé, les constituants de base chlorés du
PVC et les additifs nécessaires font non seulement courir des
risques importants pendant la production et l'utilisation, mais en
plus il n'y a véritablement aucune autre option de traitement
des déchets en PVC. Même si tous les autres additifs
ajoutés étaient sans danger, le chlorure de sodium qui
est l'un des ingrédients de base suffit à lui seul à
mettre le PVC dans la catégorie de matériau à
éviter. Depuis quelques temps, plusieurs entreprises travaillent
sur des projets concernant le recyclage des plastiques et d'une partie
du PVC. Cependant ces projets posent encore de nombreux problèmes
mais sans toutefois être insurmontables dans l'avenir. L'Europe
par exemple compte déjà plusieurs entreprises de recyclages
du PVC.
De nos jours, de plus en plus de scientifiques et d'associations
environnementales démontrent les nombreuses nuisances du PVC
sur l'environnement et sur la santé des êtres vivants.
Le potentiel cancérogène du chlorure de vinyle est reconnu
chez l'homme depuis le milieu des années 70. De nombreuses
études de cas et enquêtes épidémiologiques
ont permis d'établir avec certitude son caractère cancérogène.
De nombreux essais en laboratoire ont malheureusement confirmé
ce potentiel cancérogène du chlorure de vinyle chez
des cobayes exposés par inhalation ou par voie orale. Le danger
cancérogène du PVC a donc été confirmé
avec certitude tant chez l'homme que chez l'animal de laboratoire.
Un retour aux matériaux « nobles »,
purs seraient peut-être la meilleure et la plus belle des solutions.
Mais si vous avez des meubles ou des fenêtres en PVC et que
vous ne pouvez malheureusement pas les changer, n'oubliez pas d'aérer
très souvent et longuement les pièces pour y faire rentrer
de l'air pur et sain. Sinon pour se protéger on peut respecter
quelques règles très simples :
- ne pas installer de PVC dans sa construction;
- privilégier le bois indigène comme le chêne,
l'eucalyptus, le pin, etc…
- choisir des gouttières en aluminium, cuivre ou en zinc.
- traiter le bois avec des protections, des lassures ou des vitrifications
naturelles.
- au sol, mur et plafond, utiliser des matériaux naturels comme
le bois, le grès, la terre cuite, la chaux ou la pierre.
Les dangers du PVC ne sont plus à démontrer,
mais il faudrait que tous les pays prennent des mesures radicales
car ils ne sont pas tous égaux face à la réglementation
de ce plastique. Par exemple, le PVC est interdit en Suède,
fortement réglementé en Allemagne (interdit à
Berlin), en Autriche et au Danemark. Mais en France son utilisation
est entièrement libre. Heureusement, des fabricants ont pris
les dangers du PVC au sérieux et ils ont agit en conséquence,
comme « Nike » qui a décidé d'éliminer
le PVC de ses chaussures et de ses bureaux de son siège social,
ou encore le fabriquant « Lego » qui supprime
depuis 1986 le PVC de tous ses jouets. Il serait temps d'appliquer
une politique saine concernant les différents produits de notre
environnement. Cette politique consisterait à estimer les avantages
et les inconvénients d'un produit par rapport à la pollution
qu'il pourra causer au cours de son cycle de vie ou lors de son élimination
ou recyclage !